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Initiative ESGAI · Une proposition de politique au gouvernement du Canada

Cadre canadien de transition de la main-d'œuvre face à l'IA

Résumé en six parties de la proposition. Ouvrez un tiroir pour lire les éléments qui appuient un titre.

Résumé

L'IA s'installe dans les milieux de travail canadiens plus vite que le filet de sécurité ne peut s'adapter. Environ 13,1 millions d'emplois canadiens, soit environ deux sur trois, se trouvent dans des professions exposées à l'IA. Les données canadiennes sur le marché du travail montrent des tensions sur le plan de l'embauche, de la participation et du chômage chez les jeunes, mais elles ne peuvent pas encore montrer si l'IA en est la cause.

Le Fonds de transition de la main-d'œuvre face à l'IA (FTMIA) permettrait de recueillir environ 250 à 330 milliards de dollars sur dix ans grâce à des prélèvements auprès des entreprises sur le déplacement lié à l'IA, les gains de productivité, les profits et les revenus des fournisseurs d'IA (scénario de base, à titre indicatif, non encore chiffré par le directeur parlementaire du budget). Environ 204 milliards de dollars de ce montant ne dépendent pas du Dividende de productivité, le pilier le plus incertain. Un prêt-relais fédéral pouvant atteindre 65 milliards de dollars est gardé en réserve à titre de mesure d'urgence. Le cadre prévoit un nombre défini de travailleurs déplacés et laisse ce nombre varier selon cinq paramètres. Chaque travailleur reçoit un soutien du revenu, de la requalification, du soutien en santé et de l'aide au démarrage d'entreprise sur environ cinq ans, et ceux qui ne peuvent retourner au travail obtiennent un revenu plancher permanent. Un comité indépendant vérifie qui est admissible.

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Pourquoi?

L'IA est appelée à transformer profondément le marché du travail canadien en quelques années. Les données à ce jour sont contrastées, et le Canada ne peut pas encore mesurer le rôle de l'IA.

Environ 13,1 millions d'emplois canadiens, soit environ deux sur trois, se trouvent dans des professions fortement exposées à l'IA. L'hypothèse de travail du cadre est que, dans un premier temps, les pertes prennent la forme de postes qui ne sont jamais pourvus, ce que les statistiques générales ne voient pas, et que les mises à pied suivent plus tard. Attendre que les chiffres confirment le problème, c'est agir après qu'il a atteint son sommet.

13,1 M
emplois (environ 64 % des travailleurs) dans des professions fortement exposées à l'IA. L'estimation distincte de Statistique Canada est d'environ 60 % (janv. 2026)
−68 k
emplois canadiens perdus en septembre 2026, deuxième baisse mensuelle de suite, dont 48 k chez les jeunes (Statistique Canada)
30,6 %
des chômeurs canadiens ont trouvé un emploi en l'espace d'un mois en septembre, contre 36,5 % avant la pandémie (Statistique Canada)
Détails et justification

L'exposition est large et touche des groupes précis

Les travailleurs administratifs et de bureau (environ 3,3 millions, 16 % de la main-d'œuvre) forment le groupe le plus exposé. Statistique Canada classe au premier rang, pour l'exposition à l'IA générative, les professions de bureau et d'administration. Ils se concentrent dans les assurances, les banques, le gouvernement, les services professionnels et le commerce de détail, où l'IA documentaire, les outils de planification et les modèles de langage se déploient le plus rapidement. La partie 2 présente les six groupes qui composent les 13,1 millions.

Les femmes sont plus exposées à l'IA que les hommes, principalement par le travail administratif et de bureau. Les femmes occupent 63,4 % des emplois fortement exposés (Centre des Compétences futures, 2026) et, à l'échelle de nombreux pays plutôt que du Canada seul, 29 % des professions à prédominance féminine sont exposées, contre 16 % des professions à prédominance masculine (OIT, 2026). Les pertes d'emploi ne suivent pas encore ce schéma. Statistique Canada ne constate aucun recul persistant des emplois exposés, ni chez les femmes ni chez les hommes, jusqu'en décembre 2025, et son suivi d'octobre 2026 ne trouve aucune preuve générale de baisse importante de l'embauche jusqu'en août 2026. La Banque du Canada constate toutefois que l'écart de risque de chômage entre les travailleurs pleinement exposés et ceux qui ne le sont pas passe de 1,9 à 2,8 points de pourcentage, en raison d'un retour à l'emploi plus lent plutôt que de mises à pied. Les premières pertes aux États-Unis touchent les travailleurs de 22 à 25 ans, y compris dans les emplois de logiciel à majorité masculine. La première vague touchera probablement les emplois en technologie, en fabrication et en exploitation, et la vague administrative qui suivra touchera probablement davantage les femmes. Les jeunes et les travailleurs en début de carrière sont perdants dans les deux cas. Aucune étude canadienne ne mesure l'exposition à l'IA des immigrants ou des travailleurs autochtones; le cadre demande donc au Comité d'évaluation des répercussions de l'IA de suivre le déplacement par groupe.

L'hypothèse de travail : le déplacement commence en silence, et les mises à pied suivent

Un poste disparaît lorsqu'un employé démissionne ou prend sa retraite et que l'IA absorbe le travail au lieu d'une nouvelle embauche. Aucun avis n'est déposé et aucune réduction d'effectifs n'est annoncée. L'Enquête sur la population active enregistre le même niveau d'emploi que si le poste était simplement resté vacant. Le Canada n'a aucun moyen direct de le mesurer : aucune statistique ne dénombre les postes qui n'ont jamais été pourvus parce que l'IA a absorbé le travail. Ce que le cadre peut observer, ce sont les signes qu'il laisserait. Le chômage chez les jeunes est de 13,0 % (septembre 2026), et le chômage chez les 55 ans et plus a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour atteindre 5,3 % dans le mois (CP24, d'après l'Enquête sur la population active de septembre). Ces deux hausses ont d'autres explications, dont le ralentissement conjoncturel et l'arrivée de plus de personnes sur le marché du travail; elles sont donc compatibles avec l'hypothèse, mais ne la prouvent pas. Les recherches de Statistique Canada à ce jour ne la confirment pas. Sa note de janvier 2026 ne trouvait aucun recul plus rapide des professions exposées jusqu'en décembre 2025, et son étude du 28 octobre 2026 a constaté que l'embauche a reculé dans tous les groupes de professions, le plus vite dans les moins exposés. L'analyse de la Banque du Canada d'août 2026 va dans l'autre sens, avec un retour à l'emploi plus lent dans les professions exposées, et qualifie ses résultats de signaux précoces. Les données à ce jour sont contrastées. Le cadre prévoit que les mises à pied suivront à mesure que l'adoption s'approfondit. Le Prélèvement sur le déplacement couvre cette étape ultérieure, visible, et le Prélèvement indicatif sur les profits couvre entre-temps l'étape silencieuse. Hypothèse de travail, pas encore observée

Ce qui irait à l'encontre de l'hypothèse. L'hypothèse prévoit que les professions exposées et peu complémentaires affichent une embauche et un retour à l'emploi plus faibles que les professions peu exposées, et que l'écart de risque de chômage entre travailleurs exposés et non exposés continue de se creuser. Si, au cours des six prochaines mises à jour mensuelles des tableaux de bord Canary et de la série d'embauche de Statistique Canada, l'embauche dans les professions exposées se maintient aussi bien que dans les professions peu exposées et que l'écart cesse de se creuser, le cadre considérerait l'hypothèse comme non étayée et réviserait la conception prévue pour l'étape silencieuse. Les tableaux de bord Canary sont mis à jour chaque mois, et la prochaine mise à jour suivra les publications du 6 novembre 2026.

Le premier échelon est touché en premier. La saisie de données, la planification et le travail documentaire de base donnaient autrefois aux nouveaux diplômés et aux immigrants récents leur première expérience. Les employeurs exigent désormais deux à trois ans d'expérience pour des emplois autrefois classés comme de premier échelon. Le taux de postes vacants au Canada est passé de 3,1 % (T3 2024) à 2,8 % (T3 2025), ce qui est compatible avec des employeurs qui ne licencient ni n'embauchent.

Ce que montrent les données de septembre 2026

  • Canada : l'emploi a reculé de 68 000 et le chômage est monté à 6,5 %. L'emploi chez les jeunes a reculé de 48 000 et le chômage des jeunes est de 13,0 %. Le taux d'activité a reculé à 64,8 %. Le taux de retour à l'emploi est de 30,6 %, contre 32,8 % un an plus tôt.
  • Où cela se manifeste : sur un an, les services d'enseignement reculent de 67 000 et l'emploi dans le secteur public de 119 000, tandis que les soins de santé progressent de 93 000. Le tableau de bord précise qu'une partie des pertes dans l'enseignement et le secteur public découle des réductions de permis pour étudiants étrangers; il ne faut donc pas les attribuer uniquement au déplacement par l'IA.
  • États-Unis : les emplois salariés n'ont augmenté que de 29 000 et le chômage est monté à 4,2 %. Les données de juillet et d'août ont été révisées à la baisse de 60 000 au total. Dans le mois, l'information a perdu 10 000 emplois, les activités financières 7 000 et les administrations publiques 17 000, tandis que les soins de santé en ont gagné 17 000.
  • Le schéma : la croissance vient des secteurs que l'IA touche le moins, les soins de santé en tête, tandis que les secteurs à forte exposition et à faible complémentarité stagnent ou reculent. Ce tampon des soins de santé est limité.

Les États-Unis comme signal précurseur

Le cadre utilise les résultats américains comme indicateur avancé pour le Canada, avec un décalage déclaré de 12 à 18 mois. Ce décalage est l'hypothèse de travail propre au cadre et un paramètre ajustable, pas une constante mesurée. Économie TD (14 janvier 2026) a constaté que l'adoption de l'IA est plus répandue aux États-Unis et a écrit que « The U.S. offers a glimpse of the future as the rate of adoption expands in Canada » (citation originale en anglais). TD a aussi constaté que l'emploi canadien dans les professions à forte exposition et à faible complémentarité s'est jusqu'ici montré plus résilient qu'aux États-Unis, et que le refroidissement du marché du travail canadien est surtout conjoncturel. La Banque du Canada (mai 2026) classe le travail de bureau au premier rang des risques d'automatisation, mais qualifie l'effet actuel de transformation plutôt que d'élimination. Le cadre y voit une question de calendrier.

Pourquoi le filet de sécurité actuel est insuffisant

  • L'assurance-emploi a été conçue pour une perte d'emploi temporaire suivie d'un retour dans un poste semblable. Le déplacement par l'IA est structurel, et bon nombre de ces emplois ne reviendront pas.
  • L'aide sociale provinciale peut créer des pièges de pauvreté plutôt que des voies de sortie.
  • Les programmes de requalification existants manquent de coordination, d'envergure et de liens avec les employeurs.
  • Le soutien en santé mentale lié à la perte de l'identité professionnelle est pratiquement inexistant.

Pourquoi maintenant

Les titres sur la reprise sont le moment où l'appétit pour les réformes structurelles s'estompe. Le gain de 18 000 emplois de juin 2026 provenait entièrement de l'hébergement et de la restauration, une industrie comptant de nombreux emplois peu exposés comme les cuisiniers et les barmans, tandis que la fabrication, le secteur public et les travailleurs de plus de 55 ans perdaient des emplois. La baisse de septembre est une version plus forte du même schéma. Le coût d'une action précoce est un prélèvement qui pourrait se révéler plus important que nécessaire. Le coût d'une action tardive est une vague de déplacement sans institution prête à l'absorber.

Notes et sources
  • Statistique Canada, analyse de janvier 2026 sur l'IA générative et l'emploi (classement de l'exposition, estimation d'environ 60 %, aucun recul plus rapide pour l'instant).
  • Femmes et exposition à l'IA : Centre des Compétences futures, Project Insights Report (mai 2026); OIT, « Gen AI, occupational segregation and gender equality » (mars 2026); Statistique Canada, Mehdi et Frenette (janvier 2026); Statistique Canada, Mehdi et Frenette (28 octobre 2026); Banque du Canada, Sparks at Bank (août 2026); Stanford Digital Economy Lab, Canaries (août 2026). L'exposition est potentielle, et non une perte réalisée. Aucune étude canadienne trouvée ne mesure l'exposition à l'IA des immigrants ou des travailleurs autochtones.
  • Statistique Canada, Enquête sur la population active, septembre 2026 (Le Quotidien, 9 octobre 2026), tel que rapporté par HR Reporter; Canary in the Mine, Canada, mis à jour le 10 octobre 2026.
  • Travailleurs de 55 ans et plus : CP24 (9 octobre 2026), faisant état d'une hausse de 0,2 point de pourcentage à 5,3 %. Le reportage ne donne aucun chiffre pour l'année précédente et attribue la hausse à l'arrivée de plus de personnes sur le marché du travail. Source de seconde main; à vérifier auprès de la publication de Statistique Canada
  • Bureau of Labor Statistics des États-Unis, Employment Situation, septembre 2026 (publié le 2 octobre 2026); Canary in the Mine, États-Unis, mis à jour le 5 octobre 2026.
  • Économie TD, 14 janvier 2026. Économie TD ne donne aucun décalage en mois; le décalage de 12 à 18 mois utilisé par le cadre est sa propre hypothèse. Par ailleurs, le rapport de la Banque du Canada de mai 2026 cité dans cette partie n'a pas été vérifié de façon indépendante.
  • Indeed Canada Hiring Lab, 2026 Jobs and Hiring Trends Report (taux de postes vacants).
  • Statistique Canada, Le Quotidien, Enquête sur la population active, juin 2026 (publié le 10 juillet 2026).
  • Source non encore établie Le point sur les deux à trois années d'expérience.
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Combien?

Jusqu'à 13,1 millions d'emplois sont exposés. Le FTMIA prévoit entre environ 3,7 millions (scénario de base) et 7,9 millions (scénario de tension) de travailleurs déplacés sur dix ans.

Dans le scénario de base, environ 1,2 million de travailleurs sont déplacés d'ici l'année 5 et 3,7 millions d'ici l'année 10. Cinq paramètres font varier ce nombre; la taille du fonds découle donc d'hypothèses énoncées.

Réglage des paramètres

À titre indicatif. Calculé selon la méthode par cohorte du pilier 1, le pilier 3 sur le gain de l'année précédente, le prélèvement débutant à l'année 1, et l'hypothèse provisoire que 35 % des payeurs du pilier 1 doivent aussi payer le pilier 2. Non chiffré par le directeur parlementaire du budget. Les scénarios ne sont pas des probabilités.

Détails et justification

Pourquoi la partie 2 utilise 13,1 millions. Il s'agit d'une mesure différente de celle de Statistique Canada, et les deux ne sont pas directement comparables. L'estimation d'environ 60 % de Statistique Canada est sa propre estimation de l'exposition, répartie à peu près également entre les emplois que l'IA peut concurrencer et ceux qu'elle peut compléter. Les 13,1 millions proviennent du tableau des risques du cadre : six groupes professionnels totalisant environ 64 % de la base de main-d'œuvre du modèle, d'environ 20,6 millions de personnes (l'Enquête sur la population active montre environ 21,1 millions de personnes en emploi en mai 2026). Les deux mesures portent sur l'exposition, non sur la perte d'emplois.

Groupe professionnelTravailleurs (est.)Part
Administration et travail de bureau~3,3 M~16 %
Commerce de détail et hôtellerie~3,2 M~16 %
Transport et logistique~2,7 M~13 %
Fabrication à compétences moyennes~1,6 M~8 %
Service à la clientèle et centres d'appels~1,5 M~7 %
Travailleurs du savoir juniors~0,8 M~4 %
Total à risque important~13,1 M~64 %

Une note sur le groupe commerce de détail et hôtellerie. Ce groupe est défini par secteur et regroupe donc des emplois d'exposition différente. Statistique Canada classe les vendeurs au détail parmi les emplois très exposés et les caissiers, barmans et cuisiniers parmi les emplois peu exposés. Le cadre conserve les 13,1 millions jusqu'à ce que des données par profession permettent de bien établir la part exposée du groupe. À rebâtir à partir des données par profession lorsqu'elles seront disponibles

Les cinq paramètres

  • Vitesse de déplacement. Un multiple de la courbe de base : 50 000, 120 000, 220 000 et 350 000 travailleurs vérifiés aux années 1 à 4, puis 500 000 par année.
  • Frottement de transition. Nombre de mois pendant lesquels un travailleur déplacé touche le soutien du revenu de l'étape 1.
  • Chevauchement avec l'automatisation physique. Travailleurs déplacés supplémentaires par année à mesure qu'arrive l'automatisation des usines, des entrepôts et des véhicules, comptés à demi-poids à l'année 3 et à plein poids à partir de l'année 4. Le modèle d'Anthropic ne tient pas compte de ce facteur.
  • Décalage législatif. Nombre d'années entre la loi habilitante et les revenus du prélèvement. C'est le seul paramètre que le gouvernement maîtrise entièrement : chaque année de retard augmente le déficit maximal, parce que les coûts arrivent avant le prélèvement. Le déficit maximal est le plus grand écart entre les coûts cumulatifs et les revenus cumulatifs du prélèvement à un moment quelconque; il peut donc dépasser l'écart de l'année 10.
  • Capacité d'absorption. Part de chaque cohorte qui ne peut être réemployée et passe au revenu plancher permanent.

Où se situe le scénario de base par rapport aux scénarios d'Anthropic

Le document d'Anthropic prévoit un emploi cognitif inférieur de 3,9 % dans son scénario « substantiel » et de 21,5 % dans son scénario « extrême ». Les travailleurs cognitifs représentent 62,4 % de l'emploi; cela correspond donc à environ 2,4 % et 13,4 % de la main-d'œuvre (notre calcul). Vérifié Le scénario de base du FTMIA atteint 6,0 % d'ici l'année 5, soit environ 2,5 fois le niveau substantiel et moins de la moitié du niveau extrême. Les scénarios élevé (8,7 %) et de tension (12,7 %) s'approchent du niveau extrême. Le scénario de base est un scénario de planification volontairement supérieur au niveau substantiel. Deux mises en garde : le FTMIA compte des secteurs physiques qu'Anthropic exclut, et l'adoption canadienne accuse un retard sur celle des États-Unis.

Notes et sources
  • Modèle de travail de l'ESGAI : tableau d'exposition, modèle des paramètres, supplément d'automatisation physique, recoupement avec Anthropic et note de calcul (octobre 2026).
  • Anthropic, Economic Scenarios for Transformative AI, septembre 2026. Vérifié par rapport au document Anthropic Institute Working Paper No. 2026-02 (Korinek, Jones, Sacher, Cotter, McCrory), tableau 3 : le PIB, la croissance, le chômage, les salaires et la part du travail concordent tous. Le document remercie des économistes externes de leurs commentaires sur une version antérieure. Il ne dit pas qu'ils ont révisé ou approuvé les conclusions. Le cadre ne prétend pas qu'ils l'ont fait. Les parts de déplacement de 2,4 % et de 13,4 % sont notre calcul : l'emploi cognitif recule de 3,9 % et de 21,5 %, multiplié par une part cognitive de l'emploi de 62,4 %.
  • La main-d'œuvre d'environ 20,6 millions est la base de travail du modèle, déduite du tableau d'exposition du cadre. L'Enquête sur la population active montre environ 21,1 millions de personnes en emploi dans les dix provinces en mai 2026. La part exposée de 64 % est mesurée par rapport à la base du modèle.
  • Les multiplicateurs qui font varier les piliers 2 à 4 dans les scénarios élevé et de tension sont des estimations indicatives.
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Comment financer?

Quatre prélèvements auprès des entreprises financent un fonds protégé (« ring-fenced »). Un prêt-relais fédéral pouvant atteindre 65 G$ est prêt à servir de mesure d'urgence et ne fait pas partie du chiffre principal.

Les prélèvements suivent ce que chaque entreprise gagne ou provoque : les travailleurs qu'elle déplace, la productivité qu'elle capte, le profit lorsque l'attribution est incertaine et les revenus tirés de la vente d'IA au Canada.

Pilier 1
Prélèvement sur le déplacement
40 % / 30 % / 20 % du salaire de base de chaque travailleur déplacé sur trois ans.
Pilier 2
Dividende de productivité
60 % / 45 % / 35 % des gains de productivité vérifiés attribuables à l'IA.
Pilier 3
Prélèvement indicatif sur les profits
18 % des gains de profits de l'année précédente lorsque le Comité ne peut établir l'attribution, pendant dix ans.
Pilier 4
Prélèvement sur l'accès des fournisseurs
15 % des revenus canadiens des fournisseurs d'IA pendant sept ans.
Sans le pilier 2
Environ 204 G$
Piliers 1, 3 et 4 ensemble sur dix ans. Le pilier 2 ajoute environ 128 G$ avant le crédit, et son rendement est la partie la plus incertaine du financement.
Chiffre principal
Environ 250 à 330 G$
Scénario de base sur dix ans, à titre indicatif. Chaque cohorte déplacée paie pendant trois ans puis cesse, de sorte que le pilier 1 atteint environ 159 G$ et devient le plus important. La fourchette dépend du nombre de payeurs du pilier 1 qui doivent aussi payer le pilier 2. Pas encore chiffré par le directeur parlementaire du budget. Le prêt-relais pouvant atteindre 65 G$ se situe en dehors de ce chiffre.
Détails et justification
PilierTotal sur dix ans (de travail)Mode de calcul
1. Prélèvement sur le déplacement~159 G$Chaque cohorte déplacée paie une fraction de son salaire pendant trois ans, puis cesse
2. Dividende de productivité~128 G$, moins le créditLa moitié du paiement d'une entreprise au pilier 1 est déduite de sa propre facture du pilier 2, jusqu'à concurrence de cette facture
3. Prélèvement indicatif sur les profits~23 G$Sur dix ans, calculé sur le gain de l'année précédente
4. Prélèvement sur l'accès des fournisseurs~22 G$Sur sept ans, à partir d'une base de revenus de 12 G$ à l'année 1
Assiette des prélèvements253 à 332 G$Le chiffre le plus bas s'applique si chaque payeur du pilier 1 doit aussi payer le pilier 2

Comment les chiffres sont établis. Chaque cohorte déplacée paie le pilier 1 pendant trois ans, puis cesse. Le prélèvement commence à l'année 1 du modèle, soit l'année d'entrée en vigueur de la loi. La loi elle-même devrait traiter des déplacements et des gains de l'année complète précédente; le cadre ne prétend donc pas être exempt d'effet rétroactif. Les chiffres de travail n'ont pas encore été ajustés pour cette année antérieure. Ce sont des chiffres de travail de l'ESGAI, non chiffrés par le directeur parlementaire du budget.

Méthode : la méthode par cohorte, le crédit de 50 % (la moitié de ce qu'une entreprise paie au pilier 1 réduit sa propre facture du pilier 2, jusqu'à concurrence de cette facture), et le pilier 1 comme pilier le plus important. Chiffre principal : « environ 250 à 330 milliards de dollars dans le scénario de base » est une fourchette, et non un minimum garanti. Les piliers 1, 3 et 4 donnent environ 204 milliards de dollars, et atteindre 250 milliards exige presque tout le pilier 2, même au chevauchement le plus élevé, alors que les données récentes ne montrent pas les gains de productivité que suppose le pilier 2. Hypothèse énoncée : 35 % des payeurs du pilier 1 doivent aussi payer le pilier 2. Il s'agit d'une hypothèse provisoire en attendant le chiffrage du directeur parlementaire du budget. Sans chevauchement (0 %), l'assiette est d'environ 332 G$, à 70 % d'environ 277 G$, et à chevauchement complet d'environ 253 G$.

Le pilier 2 est le pilier le plus incertain. Les études récentes n'ont pas montré de gains de productivité conformes aux attentes du pilier 2. Les gains sont positifs, mais faibles, et n'apparaissent pas encore dans les données agrégées. Le cadre prévoit que l'observation continue de la productivité par employé montrera avec le temps si les gains se concrétisent. D'ici là, le chiffre d'environ 128 G$ du pilier 2 illustre ce que rapporteraient des gains vérifiés, sans constituer une prévision.

Ce que le pilier 1 ne facture pas. Le pilier 1 est déclenché par un déplacement vérifié; un poste laissé vacant après une démission ou un départ à la retraite facilité par l'IA ne le déclenche donc pas. Le pilier 3, calculé sur les gains de profits, est la réponse du cadre pour cette étape silencieuse. Le test de six mois de la partie 1 montrera si cela suffit. La section de conclusion énonce les demandes au gouvernement pour mieux la mesurer.

Refuser de divulguer ne réduit pas la facture. Une entreprise qui refuse de déclarer ses gains attribuables à l'IA se voit facturer le taux du pilier 2 sur l'ensemble de son gain de profit. Le taux de 18 % du pilier 3 ne s'applique qu'aux entreprises qui divulguent et pour lesquelles le Comité d'évaluation des répercussions de l'IA conclut que l'attribution ne peut être établie. Les chiffres de travail ne modélisent pas encore cette règle. Pas encore chiffré

Qui paie. Les prélèvements s'appliquent aux entreprises dont les revenus canadiens dépassent 500 millions de dollars. Les entreprises qui requalifient tôt leur propre personnel obtiennent des crédits sous forme de bons contre leur contribution. Les chiffres de travail ne tiennent pas encore compte du seuil ni des crédits. Le nombre d'entreprises visées et le coût des crédits ne sont pas encore estimés

Prêt-relais fédéral, jusqu'à 65 G$, gardé en réserve

Un pouvoir de tirage pour les années 1 et 2, lorsque les coûts de démarrage sont les plus élevés. Il est remboursé à même les excédents du prélèvement, de sorte que le fonds se suffit à lui-même dès l'année 4. Dans le scénario de base, le prélèvement couvre le besoin modélisé et le prêt-relais est une réserve. Dans le scénario de tension, le prêt-relais ne couvre pas l'écart. Le prêt-relais n'est pas utilisé dans le scénario de base. S'il l'est, il est remboursé à même les excédents du prélèvement, et le remboursement ne fait pas partie du besoin de 189 G$ du scénario de base. La marge décrite plus haut est supérieure aux 65 G$ complets.

Pourquoi le scénario de base recueille plus qu'il ne dépense. Dans le scénario de base, le prélèvement rapporte environ 304 G$ pour un besoin de programme de 189 G$, ce qui laisse une marge d'environ 115 G$ sur dix ans. L'essentiel vient du pilier 2, le plus incertain : les piliers 1, 3 et 4 seuls rapportent environ 204 G$, ce qui couvre encore le besoin de base. La marge est la réserve contre l'erreur si le pilier 2 rapporte moins que prévu ou si le déplacement dépasse le scénario de base, et c'est elle qui rembourserait le prêt-relais s'il était utilisé. Les taux de prélèvement sont révisés en fonction du déplacement réel à partir de l'année 5 et à chaque révision législative régulière, ce qui permettrait de restituer un excédent durable ou de réduire les taux.

Structure du fonds

  • Un fonds législatif distinct, protégé (« ring-fenced »), juridiquement séparé du Trésor, avec son propre bilan et ses propres règles de décaissement.
  • Un conseil indépendant composé de représentants du travail, de l'industrie, de la société civile et du milieu universitaire, et de deux sièges provinciaux en rotation.
  • Révision législative régulière : la loi du cadre est révisée et mise à jour au moins tous les quatre ans, au rythme du cycle électoral. Le financement du revenu plancher permanent au-delà de l'année 10 est laissé à ces révisions.
  • Le pilier 4 est le plus exposé aux représailles commerciales et son chiffre est le moins bien documenté. Sans lui, l'assiette de travail demeure d'environ 231 à 310 G$ (notre calcul).
Notes et sources
  • Modèle de travail de l'ESGAI, sections 2.1 à 2.6 et annexes A à C. Chiffres des piliers et de la fourchette : modèle de travail de l'ESGAI, novembre 2026.
  • Données sur le pilier 2, octobre 2026. Yotzov, Barrero, Bloom et coll., « Firm Data on AI » (NBER 34836) : environ 9 000 dirigeants dans sept pays, dont le Canada, déclarent que l'IA a accru de 0,2 % la croissance annuelle de la productivité du travail au cours des trois dernières années et s'attendent à 0,6 % par année au cours des trois prochaines. Déclarations de dirigeants, non production mesurée; date de publication et période de l'enquête à confirmer Baslandze et coll. (NBER 34984, mars 2026) : les gains perçus dépassent les gains mesurés. Note du Federal Reserve Board (17 juillet 2026) : « suggestive of micro-level productivity gains not adding up in aggregate » (citation originale en anglais). Formulation vérifiée BLS, T2 2026 révisé : la productivité américaine progresse de 2,2 % sur un an; le communiqué ne mentionne pas l'IA. L'Institut Vecteur et Deloitte (25 novembre 2025) estiment la contribution cumulative des emplois et des investissements liés à l'IA à 82 à 100 G$ de 2019 à 2024. Il s'agit de l'empreinte brute du secteur de l'IA, et non d'une mesure des gains de productivité liés à l'adoption; elle n'est donc pas utilisée comme preuve pour le pilier 2. Le communiqué ne donne pas de chiffre de « 20 G$ par année ». Vérifié
  • Pilier 4 : la taxe sur les services numériques du Canada a été abrogée par le projet de loi C-15 (sanction royale le 26 mars 2026) après des pressions américaines. Un avis juridique en droit commercial (ACEUM, OMC) est nécessaire avant le dépôt. Abrogation et date de la sanction royale vérifiées (KPMG, 1er avril 2026) « Après des pressions américaines » non vérifié
  • En attente Chiffrage année par année par le directeur parlementaire du budget. Le traitement de l'année complète précédente (déplacements et gains antérieurs à l'année 1) doit être réglé dans la loi et chiffré.
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Pour qui?

Chaque travailleur déplacé et vérifié passe par trois étapes, d'un revenu stable vers un nouvel emploi, une entreprise ou un revenu plancher permanent.

Le Comité d'évaluation des répercussions de l'IA vérifie chaque cas. Le soutien est généreux au départ, puis lié à l'activité.

Mois 1 à 12 (jusqu'à 18)Étape 1 : RevenuRevenu inconditionnel d'environ 42 000 $ par année, soit 70 % du revenu médian des ménages, pendant au plus 12 mois (18 avec inscription aux services). La durée moyenne du soutien est d'environ 6 mois dans le scénario de base.
Mois 6 à 30Étape 2 : ServicesRequalification gratuite, services de garde d'enfants et de soins aux aînés, santé mentale, subventions technologiques et prime d'activité mensuelle d'environ 500 $.
Mois 18 à 60+Étape 3A : RéintégrationSubvention salariale aux employeurs (40 % pendant 12 mois), compléments de démarrage d'entreprise et prime de 5 000 $ à la fin du parcours.
PermanentÉtape 3B : Revenu plancher33 000 à 36 000 $ par année pour les travailleurs dont la profession n'existe plus. Révisé chaque année, indexé sur l'IPC.
Détails et justification

Les sept volets

VoletCe qu'il faitCoût annuel (est.)
1. Le Fonds de transition de la main-d'œuvre face à l'IAPerçoit et détient les prélèvements; le Comité vérifie les casAdministration : 300 à 600 M$
2. Parcours RUB, SUB, RUGRevenu, services, réintégration8 à 12 G$ + 3 à 5 G$
2b. Revenu plancher permanent de l'étape 3B33 000 à 36 000 $ par année pour les travailleurs dont la profession n'existe plus~1,3 G$ d'ici l'année 5, ~5,6 G$ d'ici l'année 10
3. Programme national de requalificationCatalogue de modules validés de 18 mois ou moins; 70 % de placement en 6 mois sous peine de perdre l'agrément; bons pour les PME2 à 4 G$
4. Laboratoire de compétences futures10 à 15 centres de recherche universitaires, système d'alerte précoce, rapports trimestriels au Parlement500 M$ à 1 G$
5. Santé mentale et sens de la vieJusqu'à 26 séances de thérapie par année sans diagnostic requis, réseaux de pairs, soutien aux familles1 à 2 G$
6. Accélération de l'entrepreneuriatComplément mensuel de 1 500 $ pendant 24 mois, microsubventions de 10 000 à 25 000 $, pôles régionaux800 M$ à 1,5 G$
7. Emplois réservés aux humainsDésignation réglementaire gérée par le Comité. Étape de l'ébauche, avec des questions fédérales-provinciales et juridiques ouvertes.Aucun prélèvement

Échéancier

  • Année 1 : loi, conseil de gouvernance et perception du prélèvement.
  • Années 1 à 2 : début des versements de revenu, projets pilotes de requalification dans 5 régions, 3 laboratoires de compétences futures.
  • Années 2 à 3 : requalification nationale, cliniques de santé mentale, pôles d'entrepreneuriat dans 10 villes.
  • Années 3 à 5 : programmes de subvention aux employeurs et de prise de participation, évalués selon les résultats de placement.
  • À partir de l'année 5 : révision des taux de prélèvement en fonction du déplacement réel, avec stabilisateurs automatiques.

Deux lignes de coût à noter. Le tableau des coûts comporte une ligne pour le revenu plancher permanent, qui atteint environ 1,3 G$ par année d'ici l'année 5 et 5,6 G$ d'ici l'année 10. La ligne de revenu de 8 à 12 G$ suppose une durée moyenne de soutien de 5 à 7 mois, conforme aux 6 mois du paramètre de base. Douze mois est le maximum, non la moyenne. Sur les dix ans, le revenu plancher coûte environ 21,6 G$ dans le scénario de base (5 % de chaque cohorte déplacée, à 34 500 $ par personne, sans indexation); il est déjà compris dans le besoin de programme de 189 G$ du scénario de base et est donc payé à même les revenus du prélèvement de la partie 3. Aux réglages élevé et de tension, la part du revenu plancher passe à 8 % et à 12 %. Le financement du revenu plancher au-delà de l'année 10 est laissé aux révisions régulières décrites à la partie 3. Estimation de travail, non chiffrée par le directeur parlementaire du budget

Notes et sources
  • Modèle de travail de l'ESGAI, sections 3 à 9 et tableau des paramètres budgétaires estimatifs. Tous les coûts sont des ordres de grandeur indicatifs et doivent être chiffrés par le directeur parlementaire du budget avant le dépôt, y compris le revenu plancher de l'étape 3B.
  • Les montants et durées des paiements (le revenu de 42 000 $, le plancher de 33 000 à 36 000 $, la subvention salariale de 40 %, la prime de 500 $) sont des paramètres de conception, et non des statistiques sourcées.
  • Justification de la santé mentale : la Commission de la santé mentale du Canada estime le coût économique total des problèmes de santé mentale à « au moins 50 milliards de dollars par année » (fourchette de 48,5 à 51 G$, principalement des données de 2011, coûts directs et indirects). La perte de productivité attribuable à l'absentéisme, au présentéisme et au roulement représente environ 6,3 G$ de ce montant en 2011, et devrait atteindre 16 G$ d'ici 2041 (CSMC, Pour un investissement dans la santé mentale (The Case for Investment)). Vérifié Les 50 G$ représentent le coût total, et non la seule perte de productivité. Le chiffre est aussi antérieur à la transition liée à l'IA.
  • Le volet 7 répond à l'essai de Bill Gates du 26 août 2026 (voir Observations).
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Pourquoi pas?

Six objections, chacune avec une brève réponse. Les réponses complètes sont à un clic.

« Les entreprises délocaliseront ou éviteront d'investir au Canada. »

Le prélèvement vise les entreprises dont les revenus canadiens dépassent 500 millions de dollars et dont les profits dépendent du marché canadien. Les entreprises qui requalifient tôt leur propre personnel obtiennent des crédits sous forme de bons contre leur contribution.

Détails

Le pilier 1 est facturé sur le déplacement vérifié, le pilier 2 sur les gains attribuables à l'IA et le pilier 3 sur les gains de profits lorsque l'attribution ne peut être établie. Aucun n'est facturé sur le revenu total; la facture d'une entreprise suit donc ce que l'IA fait à sa main-d'œuvre et à ses profits. Seul le pilier 4 est facturé sur les revenus. Aucune part des revenus n'est donnée tant que le chiffrage du directeur parlementaire du budget ne peut en appuyer une.

« Personne ne peut prédire quels emplois apparaîtront; l'argent de la requalification sera donc gaspillé. »

Le Laboratoire de compétences futures met à jour le catalogue de requalification tous les six mois selon la demande réelle des employeurs. Ne rien faire coûte beaucoup plus cher.

Détails

Les fournisseurs de requalification doivent placer 70 % de leurs diplômés en moins de six mois, sous peine de perdre leur agrément. Les résultats sont vérifiés chaque année et les notes sont publiées.

« Un revenu de base réduira l'incitation à travailler. »

Le soutien est conçu comme une échelle. L'étape 2 est liée à l'activité, et la réintégration rapporte plus que de rester sous soutien. Le revenu inconditionnel dure au plus 12 mois (environ 6 en moyenne dans le scénario de base), et seuls les travailleurs que le Comité a vérifiés comme déplacés par l'IA y sont admissibles.

Détails

L'expérience Mincome menée à Dauphin, au Manitoba (années 1970), est le précédent canadien, et elle a réduit le travail dans une certaine mesure. L'étude de Hum et Simpson sur le site de Winnipeg fait état d'une baisse des heures d'environ 1 % chez les hommes, 3 % chez les femmes mariées et 4 % chez les femmes non mariées. Calnitsky et Latner (Social Problems) constatent que la participation au marché du travail à Dauphin a reculé de 11,3 points de pourcentage par rapport au groupe témoin du Manitoba, surtout chez les ménages jeunes et monoparentaux, et concluent qu'un revenu garanti modéré n'entraîne pas un effondrement du marché du travail formel. Riddell et Riddell (2020) sont cités comme ayant constaté de plus fortes baisses d'heures chez les femmes mariées ayant des enfants. Par ailleurs, Evelyn Forget, de l'Université du Manitoba, a constaté que les hospitalisations ont diminué par rapport au groupe témoin et que les adolescents sont restés plus longtemps à l'école (CBC); l'économiste David Green conteste l'interprétation causale du résultat sur les hospitalisations (tel que cité sur Progress.org). Mincome était une expérience et non une loi, et le revenu inconditionnel du cadre est limité à 12 mois; les résultats sont donc un guide, et non une prévision. Chiffres sur les heures de travail lus à partir d'un extrait textuel de Calnitsky et Latner; à confirmer dans l'article complet. Riddell et Riddell non vérifiés. Une source secondaire donne 5 % pour les femmes non mariées.

« Cela fait double emploi avec l'assurance-emploi et les programmes provinciaux. »

Il s'y ajoute pour un cas qu'ils n'ont pas été conçus pour couvrir : le déplacement structurel lié à l'IA. Un partage des coûts avec les provinces éviterait le chevauchement. L'étape 1 verse plus que le maximum de l'assurance-emploi pendant une période limitée, et la crainte d'un filet de sécurité à deux vitesses est légitime. Le niveau de paiement est un paramètre de conception que le chiffrage du directeur parlementaire du budget devrait mettre à l'épreuve.

Détails

L'assurance-emploi suppose que le même emploi revient. L'aide sociale provinciale peut enfermer les gens dans la pauvreté au lieu de les mener vers un nouvel emploi.

« Un prélèvement sur les fournisseurs américains d'IA entraînera des représailles, comme la taxe sur les services numériques. »

C'est le plus grand risque externe, et il ne touche qu'un seul pilier. Les piliers 1 à 3 traitent toutes les entreprises de la même façon, quel que soit leur pays d'origine.

Détails

Selon les chiffres de travail, les piliers 1 à 3 fournissent environ 231 à 310 G$, soit 91 % à 93 % de l'assiette (notre calcul). Dans le scénario de base, où le besoin est de 189 G$, le fonds fonctionne encore sans le pilier 4. Un avis juridique en droit commercial est une condition de son dépôt.

« Les pertes d'emplois causées par l'IA ne peuvent être prouvées; le plus important prélèvement ne peut donc être appliqué, et les entreprises qualifieront les départs autrement. »

La vérification est le problème le plus difficile du cadre, et la page ne le cache pas. Le Comité d'évaluation des répercussions de l'IA vérifie chaque cas de déplacement, la première demande de la section de conclusion vise à obliger les employeurs à déclarer les cessations d'emploi attribuées à l'IA, et le pilier 3, calculé sur les gains de profits lorsque l'attribution ne peut être établie, capte les gains non déclarés.

Détails

Le pilier 1 (environ 159 G$) n'est facturé que sur un déplacement vérifié; il dépend donc de ces données. Les chiffres de travail supposent une déclaration complète et ne modélisent pas les entreprises qui classeraient les départs autrement. Tant qu'aucune obligation de déclaration n'existe, le chiffre du pilier 1 illustre ce que rapporteraient des cas vérifiés, sans constituer une prévision. Le chiffrage du directeur parlementaire du budget devrait vérifier la réaction des entreprises. Pas encore modélisé

« L'assiette est surestimée : de nombreux travailleurs déplacés sont dans de petites entreprises ou dans le secteur public, et les coûts seront refilés. »

Les 304 G$ sont un chiffre de travail brut. Il ne tient pas encore compte du seuil de revenus de 500 millions de dollars, des crédits de requalification ni des travailleurs déplacés dont l'employeur est hors du champ du prélèvement. L'assiette réelle sera plus basse, et le chiffrage du directeur parlementaire du budget est le moyen de la mesurer.

Détails

Les 204 G$ des piliers 1, 3 et 4 sont aussi un chiffre avant le seuil et les crédits; la page ne prétend donc pas que le scénario de base couvre encore son besoin de 189 G$ une fois ceux-ci appliqués. La question de savoir qui supporte en fin de compte les prélèvements (entreprises, actionnaires, travailleurs ou clients) relève du même chiffrage. Pas encore modélisé

« Le rapport sur l'emploi montre une reprise. Pourquoi agir maintenant? »

Septembre a inversé la tendance : le Canada a perdu 68 000 emplois, dont 48 000 occupés par des jeunes. Le gain de juin provenait entièrement de l'hébergement et de la restauration, une industrie comptant de nombreux emplois peu exposés comme les cuisiniers et les barmans.

Détails

En juin, le gain de 18 000 emplois provenait entièrement de l'hébergement et de la restauration, tandis que la fabrication, le secteur public et les travailleurs de plus de 55 ans perdaient des emplois (Statistique Canada, 10 juillet 2026). La baisse de septembre rend plus difficile de soutenir la lecture d'une reprise. Une partie des pertes dans l'enseignement et le secteur public découle de politiques, soit des réductions de permis pour étudiants étrangers; l'objection est donc réfutée par le schéma sur plusieurs mois, et non par un seul mois.

Notes et sources
  • Modèle de travail de l'ESGAI, section 10 (Réponses aux objections), section 2.5 (note sur l'assiette fiscale et le risque commercial), annexe B.
  • Statistique Canada, Le Quotidien, Enquête sur la population active, juin 2026 et septembre 2026 (par l'entremise de Canary in the Mine, Canada).
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Observations

Ce que disent les experts et ce que montrent les données sur l'emploi, réunis au même endroit.

Trois groupes : les deux tableaux de bord Canary, les recherches et données officielles, et les déclarations publiques de leaders. Chaque entrée précise s'il s'agit d'une citation directe ou d'une paraphrase.

Tableaux de bord de l'emploi

Canada, EPA de sept. 2026
−68 k emplois
dans le mois, effaçant les gains de 2026. Chômage des jeunes : 13 %. Taux de retour à l'emploi : 30,6 %, contre 36,5 % avant la pandémie.
États-Unis, rapport de sept. 2026
+29 k emplois
dans le mois, avec des révisions à la baisse de 60 k pour juillet et août. Chômage : 4,2 %. Les soins de santé comptent pour l'essentiel de la croissance nette.
Détails et justification : tableaux de bord

Les deux tableaux de bord classent les secteurs selon l'indice d'exposition de Statistique Canada : HELC (forte exposition, faible complémentarité, donc risque de remplacement) et HEHC (forte exposition, forte complémentarité, donc augmentation du travail). Un secteur HELC qui recule de 10 k (Canada) ou de 75 k (États-Unis) déclenche un signal de déplacement.

  • Canada : les services d'enseignement reculent de 67 k sur un an, en partie à cause des réductions de permis pour étudiants étrangers. Les employés du secteur public reculent de 119 k sur un an. Le taux d'activité a reculé à 64,8 %. Le ratio postes vacants-chômeurs est bien inférieur à son niveau d'avant la pandémie.
  • États-Unis : l'information (−120 k) et les activités financières (−107 k) mènent les pertes. Les soins de santé ont ajouté 520 k, plus que l'ensemble du gain net des emplois salariés de 496 k. Chiffres sectoriels annuels non confirmés
  • Modèle par phases : La phase 1 (en cours) touche la technologie, la fabrication et la finance. La phase 2 (à venir) touche l'administration, le travail de bureau et les centres d'appels. Un tampon limité de soins de santé se situe entre elles et le résidu permanent.
  • Prévu à partir de la mise à jour du 6 novembre : des lignes pour les femmes et les hommes de 25 à 54 ans, les jeunes selon le sexe, les immigrants selon le nombre d'années au Canada et les Autochtones (marqués échantillon restreint), à partir des tableaux mensuels de l'Enquête sur la population active. Elles seraient lues d'une année à l'autre, parce que les tableaux ne sont pas désaisonnalisés.

À lire avec prudence. Le tableau de bord indique que les pertes de septembre dans l'enseignement et le secteur public découlent en partie de politiques et ne doivent pas être lues uniquement comme du déplacement par l'IA. Le tableau sectoriel canadien montre encore les données d'août.

Recherches et données officielles

Détails et justification : recherches
  • Statistique Canada (janv. 2026) : environ 60 % des travailleurs font face à une transformation potentielle liée à l'IA; les professions exposées n'ont pas encore reculé plus rapidement. Paraphrase
  • Économie TD (14 janv. 2026) : « The U.S. offers a glimpse of the future as the rate of adoption expands in Canada. » (Ercolao et Caranci, vérifié par rapport au texte d'Économie TD; citation originale en anglais.) Citation vérifiée TD ne publie aucun décalage en mois. Le décalage de 12 à 18 mois est l'hypothèse propre au cadre.
  • Banque du Canada (mai 2026) : le travail administratif et de bureau présente le risque d'automatisation le plus élevé, ce qu'elle qualifie de transformation plutôt que d'élimination. Paraphrase
  • Centre des Compétences futures : Apparemment, le Centre des Compétences futures a indiqué que de moins en moins de postes administratifs et de bureau apparaissent déjà, car bon nombre de ces tâches sont complétées par l'IA. Paraphrase; source introuvable
  • Statistique Canada (28 oct. 2026) : l'embauche a reculé dans tous les groupes de professions depuis la fin de 2022, et « There is no broad evidence that the rise of AI has led to substantial decreases in hiring » (citation originale en anglais). L'embauche à forte composante de codage est passée de 2,5 % à 1,9 % chez les 15 à 29 ans. Citation vérifiée sur la page de la publication
  • Banque du Canada (août 2026) : l'écart de risque de chômage entre les travailleurs pleinement exposés et non exposés est passé de 1,9 à 2,8 points de pourcentage, principalement en raison d'un retour à l'emploi plus lent plutôt que de plus de cessations d'emploi. Les auteurs qualifient ces résultats de signaux précoces. Paraphrase
  • Stanford Digital Economy Lab (août 2026) : les travailleurs en début de carrière de 22 à 25 ans dans des professions exposées à l'IA se situent 19 % sous leurs pairs moins exposés (mesure relative, descriptive et non causale). Paraphrase
  • Femmes, immigrants et travailleurs autochtones : voir la partie 1. Les femmes occupent 63,4 % des emplois fortement exposés (Centre des Compétences futures, 2026) et, à l'échelle de nombreux pays plutôt que du Canada seul, 29 % des professions à prédominance féminine sont exposées, contre 16 % des professions à prédominance masculine (OIT, 2026). Aucune étude canadienne ne mesure l'exposition des immigrants ou des travailleurs autochtones. Paraphrase
  • PwC, 2026 AI Performance Study (13 avril 2026) : « nearly three-quarters (74%) of AI's economic value is captured by just one-fifth (20%) of organisations » (citation originale en anglais). Enquête auprès de 1 217 cadres supérieurs, surtout de grandes sociétés cotées de 25 secteurs; la valeur est mesurée par les gains de revenus et d'efficacité attribuables à l'IA, ajustés selon les médianes sectorielles (communiqué de PwC). Citation et échantillon vérifiés Il s'agit d'une enquête auprès de dirigeants de grandes entreprises, et non d'une mesure de l'ensemble de l'économie.
  • Goldman Sachs (avril et juin 2026) : des économistes de Goldman (note d'Elsie Peng) ont estimé que l'IA supprimait environ 16 000 emplois nets par mois aux États-Unis au cours de l'année écoulée : environ 25 000 perdus par substitution, moins environ 9 000 ajoutés par augmentation. L'estimation est déduite de régressions, et Goldman affirme que l'effet réel est probablement plus faible. Son suivi de juin sur l'adoption de l'IA établissait le chiffre net à environ 11 000 par mois, principalement parce que l'embauche dans la construction de centres de données compense les pertes (Fortune, 6 avril; Fortune, 1er juin). Vérifié Les 16 000 sont une estimation nette pour l'année écoulée, révisée à la baisse depuis; aucun chiffre de Goldman postérieur à juin n'a été trouvé.
  • Challenger, Gray & Christmas (licenciements annoncés aux États-Unis) : L'IA a été la principale raison citée en juin 2026 (14 029 suppressions, environ 31 % du mois) et la principale raison pour l'année à ce jour jusqu'en août (116 175 suppressions, environ 22 % de toutes les suppressions annoncées). En août, elle se classait au quatrième rang, avec 3 462 suppressions, son plus bas niveau depuis décembre 2025 (rapport de Challenger d'août 2026). Vérifié L'IA n'a pas été la principale cause citée chaque mois récemment : elle s'est classée quatrième en août.
  • Données sur la productivité (2026) : des dirigeants déclarent que l'IA a accru de 0,2 % par année la croissance de la productivité du travail sur trois ans et s'attendent à 0,6 % par année par la suite (Yotzov et coll., NBER 34836); une note du Federal Reserve Board constate des gains à l'échelle micro « not adding up in aggregate » (citation originale en anglais); la productivité américaine a progressé de 2,2 % sur l'année jusqu'au T2 2026 (BLS), sans attribution à l'IA. Voir la partie 3. Paraphrase, sauf l'expression citée, qui a été vérifiée par rapport à la note
  • Anthropic (sept. 2026) : selon ses scénarios, le capital capte de 74 % à près de 100 % du gain de PIB, tandis que le revenu du travail reste près de 20 billions de dollars. C'est le fondement de l'argument en faveur de la redistribution. Intrants du PIB et de la part du travail vérifiés par rapport au document; la répartition du capital est notre propre calcul

Les leaders s'expriment

« Even under the best circumstances, the transition to this new AI era will be one of the most turbulent times in human history. »Bill Gates, « A turbulent AI era and critical choices to make », Gates Notes, août 2026 (citation originale en anglais; traduction libre : « Même dans les meilleures circonstances, la transition vers cette nouvelle ère de l'IA sera l'une des périodes les plus turbulentes de l'histoire humaine »). Citation vérifiée par rapport à des reproductions de l'essai dans la presse (voir les sources).
Détails et justification : les leaders
  • Bill Gates a proposé des institutions de transition, une taxe qui corrige le biais en faveur de l'automatisation et des emplois « Human Reserved ». Le chiffre de 40 % n'est pas une proposition de l'essai. Il vient de son entrevue avec Axios, où il a dit pouvoir imaginer 40 % d'emplois réservés « in a very extreme form of it » et que « that's as high as I can get » (citations originales en anglais). C'est sa limite supérieure extrême, et non une recommandation. Reproductions de l'essai dans la presse vérifiées : aucun pourcentage n'y figure Les exemples de l'essai sont les soins aux malades, un robot annonçant un diagnostic terminal et un travailleur de la construction de 55 ans. L'éducation et les soins de santé mentale sont ses cas « mixtes ». L'essai ne mentionne ni les services de garde, ni le service de juré, ni les soins de santé en tant que tels.
  • Jamie Dimon (JPMorgan Chase). À Davos, en janvier 2026, il a dit « I have a plan to retrain people, relocate people, income-assist people » et « Phase it in. Retrain. » (citations originales en anglais). Il s'attend à ce que JPMorgan emploie moins de personnes d'ici cinq ans (paraphrase) et a averti qu'une précipitation des mises à pied liées à l'IA pourrait causer des « civil unrest » (troubles civils) (Fortune, 22 janvier 2026). En mai 2026, à Bloomberg Television, il a dit « I think it will reduce our jobs down the road » et « we will be hiring more AI people and fewer bankers in certain categories » (citations originales en anglais) (The Star, 22 mai 2026). Citations vérifiées par rapport à ces reportages
  • Dario Amodei (Anthropic), en entrevue avec Axios (28 mai 2025) : Axios rapporte qu'il a averti que l'IA pourrait éliminer la moitié des emplois de bureau de premier échelon et porter le chômage à 10 à 20 % en un à cinq ans. La seule citation directe sur le calendrier dans l'article est « It's going to happen in a small amount of time — as little as a couple of years or less » (citation originale en anglais). Vérifié par rapport au reportage d'Axios Les chiffres d'un à cinq ans et les pourcentages sont la formulation d'Axios, et non une citation directe d'Amodei. La déclaration date de 2025; il s'agit donc d'une prévision antérieure aux données de 2026.
  • Peter Diamandis, Abundance (2012) : l'abondance pour tous est à portée de main. Aucune citation de lui portant précisément sur l'IA n'a été trouvée.
Notes et sources
  • Canary in the Mine, Canada (Statistique Canada, Enquête sur la population active, septembre 2026, Le Quotidien du 9 octobre 2026; tableau 2 d'août 2026; postes vacants, T2 2026). Classification : indice C-AIOE de Statistique Canada (Mehdi et Frenette, janvier 2026).
  • Canary in the Mine, États-Unis (BLS Employment Situation, septembre 2026, publié le 2 octobre; JOLTS, août 2026). Les classes sectorielles américaines empruntent la correspondance canadienne, car il n'existe aucun indice américain.
  • Essai de Gates Notes, tel que rapporté par l'Irish Times, TechRepublic et HCAMag; la page de Gates Notes elle-même n'a pas été ouverte directement. Dimon : propos tenus à Davos (Fortune, 22 janvier 2026) et entrevue à Bloomberg TV (The Star, 22 mai 2026).
  • Le dossier de vérification de chaque statistique est disponible auprès de l'ESGAI sur demande.
Conclusion

Nos demandes au gouvernement

Le Canada ne peut pas encore voir les pertes d'emplois liées à l'IA; la première demande est donc de les mesurer.

Aucune loi n'oblige un employeur à dire qu'il a congédié un employé, ou supprimé un poste, à cause de l'IA. Les statistiques officielles ne peuvent donc attribuer aucune perte d'emploi à l'IA, et le prélèvement ne peut être vérifié sans ces données.

  1. Obliger les employeurs à déclarer les cessations d'emploi attribuées à l'IA. Les employeurs ne sont pas tenus de dire qu'une cessation d'emploi est due à l'IA. Le cadre demande au gouvernement fédéral d'obliger les grands employeurs à déclarer lorsqu'ils congédient un employé, ou suppriment un poste, parce que l'IA a absorbé le travail. Une voie à envisager est un code de motif sur le relevé d'emploi, les déclarations étant vérifiées par le Comité d'évaluation des répercussions de l'IA. Proposé, pas encore discuté avec Emploi et Développement social Canada
  2. Bâtir un moyen de mesurer le déplacement silencieux. Aucune statistique ne dénombre un emploi qui n'a jamais été pourvu parce que l'IA a absorbé le travail. Le cadre demande au gouvernement fédéral de charger Statistique Canada et Emploi et Développement social Canada d'en bâtir un. Deux points de départ : déclarer les postes vacants fermés plutôt que pourvus, par profession, en complément de l'Enquête sur les postes vacants et les salaires; et transformer l'analyse de l'embauche et des cessations d'emploi publiée par Statistique Canada le 28 octobre 2026 en une publication régulière par profession et par âge. Proposé, pas encore discuté avec Statistique Canada
  3. Publier des données plus claires sur qui occupe les emplois exposés. Les tableaux publics ne montrent pas, en un seul endroit, combien de personnes travaillent dans chaque profession détaillée, dans quelle mesure chaque profession est exposée à l'IA et comment cela se répartit selon le sexe, le statut d'immigrant et l'identité autochtone. Le cadre demande à Statistique Canada de publier l'emploi par profession et industrie détaillées, avec sa classification d'exposition à l'IA, ventilé selon le sexe, le statut d'immigrant et l'identité autochtone, selon un calendrier régulier. Proposé, pas encore discuté avec Statistique Canada